La confiance, clé des matériaux de construction circulaires

10 September 2026

La transition vers une économie circulaire ne repose pas uniquement sur des solutions techniques. Pour utiliser les matières premières secondaires de manière responsable et efficace, la confiance, la transparence et l’acceptation sociétale jouent également un rôle essentiel.

Kees van der Plas, Responsable du développement produits et de l’innovation chez De Hoop Terneuzen, s’est entretenu à ce sujet avec la Vereniging Afvalbedrijven, l’association néerlandaise des entreprises du secteur des déchets. Avec Rob Wiegers, président de la Vereniging Industriële Bouwgrondstoffen (VIB), il aborde l’influence de la perception des risques sur l’innovation, le recyclage et le développement de l’économie circulaire.

De la faisabilité technique à l’acceptation du marché

Chez De Hoop Terneuzen, nous étudions activement comment les matières premières secondaires peuvent être utilisées de manière responsable dans le secteur de la construction. Cela permet de réduire l’utilisation de matières premières primaires et de redonner de la valeur aux flux de matières résiduelles au sein de la chaîne de construction.

Cependant, l’aptitude technique d’un matériau n’est pas le seul facteur à prendre en compte. La qualité, la fiabilité, la continuité et l’acceptation du marché jouent également un rôle important. Dans le cas des matières premières secondaires en particulier, un écart peut apparaître entre ce qui est techniquement possible et responsable et la manière dont un matériau est perçu par la société.

Kees van der Plas :

« Il faut continuellement rechercher le juste équilibre entre durabilité, qualité, continuité, acceptation du marché et fiabilité. »

Cet équilibre est essentiel. Les nouvelles applications nécessitent des recherches approfondies et une justification solide, mais aussi une communication claire sur les propriétés, les applications et les risques potentiels. Ce n’est que lorsque les différents acteurs de l’ensemble de la chaîne ont confiance dans un matériau qu’une application innovante peut finalement être adoptée à plus grande échelle sur le marché.

La circularité nécessite coopération et confiance

Pour De Hoop Terneuzen, l’identification de nouvelles applications de haute qualité pour les matières premières secondaires constitue un élément important de la transition vers une économie de la construction plus circulaire. Dans cette démarche, nous ne nous intéressons pas uniquement aux nouveaux produits, mais également à notre rôle dans l’ensemble de la chaîne : de l’origine et de la qualité des matières premières jusqu’à leur utilisation et leur acceptation par les clients et les utilisateurs finaux.

Parallèlement, le débat autour des matières premières secondaires montre que la transition circulaire n’est pas uniquement un défi technique. La transparence, le partage des connaissances et la coopération entre producteurs, clients, experts, autorités publiques et autres parties prenantes sont tout aussi importants.

En évaluant soigneusement les risques, en les replaçant dans leur juste contexte et en communiquant ouvertement sur les opportunités comme sur les points d’attention, nous pouvons instaurer la confiance nécessaire pour faire progresser de nouvelles applications circulaires.

Les risques font partie du progrès

Dans l’article « Les risques font partie du progrès » publié par la Vereniging Afvalbedrijven, Kees van der Plas et Rob Wiegers approfondissent cette tension entre durabilité, innovation, perception des risques et acceptation sociétale.

Lisez l’article complet sur le site de la Vereniging Afvalbedrijven.